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Résumé (Abstract)
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La dysphagie est un symptôme qui présente un risque de complications pouvant mettre la vie en danger. Une atteinte ORL ou neurologique, mais aussi un traitement neuroleptique, peuvent expliquer la dysphagie. Une gastroscopie, un examen baryté et une manométrie sont des examens utiles voire obligatoires devant une dysphagie. La prise en charge d’une dysphagie liée à des neuroleptiques comprend soit la discontinuation, la diminution du dosage ou le changement de neuroleptique. Nous présentons le cas d’une patiente de 48 ans connue pour une schizophrénie paranoïde stable sous 5mg d’Halopéridol et 20mg d’Olanzapine, présentant des troubles de déglutition depuis un mois. La dysphagie de la patiente était prédominante aux liquides avec de multiple épisodes de fausses routes. Après une première évaluation ORL et neurologique (sans gastroscopie), la patiente a été adressée en Psychiatrie pour évaluer une dysphagie iatrogène sur neuroleptique. Une IRM cérébrale préalable excluait un néoplasie ou une sclérose en plaques. Après avoir interrompu les neuroleptiques, les troubles de la déglutition persistaient. Il a été suggéré, depuis la Psychiatrie, de compléter l’investigation; une gastroscopie a montré une œsophagite peptique pouvant expliquer cette dysphagie. Une dysphagie isolée en tant qu’effet indésirable d’un traitement neuroleptique reste rare et d’autres diagnostics doivent être considérés d’abord.
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